The workflow
Now why did I take this picture? Actually, the real question is: How could I NOT take this photo? The t-shirt, the tattoo, the hands, the camera (a favourite of mine, the old Fujifilm X100 series!). This scene, taken at the Mile End street festival in Montreal last May, begged me to react and grabbed it. Most of the time, instinct is your friend, especially in quick street photography situations. See it, take it. This means being ready for it, especially with a Leica; there’s no autofocus to rely on. Shooting with Leica M is like hunting with a bow and arrow, it’s much more difficult but also when you got it much more satisfying. Before I get into the « arena », I make sure to have the right rapid shutter speed (1/500s), the right aperture considering the lens I have chosen (f/8), and the rest is the camera’s job, i.e. the ISO, which I leave at automatic.
Here, I decided to bring the 50mm f/1.4 with me only, which makes the task extra difficult for me, since its depth of field is less forgiving than a wide-angle lens like my 35mm or my 21mm. In the case of a 50mm, you have to decide what your range is, how close will I be to the people to make the fastest possible, for example, on a regular street, I prefocus at 5 meters, since they’re not necessarily close to me, but in a festival situation where people are numerous in close quarters, my instinct says to prefocus at 3 meters. I try also to guesstimate the distance between the subject and myself - not an easy task, that develops with lots of practice - which demands that you decide quickly what your subject is and how you approach it in a few seconds. But also, one needs to forget perfection. Rarely is anything tact sharp or exposed perfectly. The moment is more important than the technical aspect of the picture. My first question after taking the shot is always: did I get the shot? Not if it is technically perfect. All this demands concentration, instincts, observation, and the silliness to forgive yourself when things are not perfect. //
Pourquoi ai-je pris cette photo? En fait, la vraie question est : comment aurais-je pu ne PAS prendre cette photo? Le t-shirt, le tatouage, les mains, l’appareil photo (un de mes préférés, la vieille série Fujifilm X100!). Cette scène, captée lors du festival de rue du Mile End à Montréal en mai dernier, me suppliait de réagir et de la saisir. La plupart du temps, l’instinct est votre ami, surtout dans les situations de photographie de rue rapides. Vois-le, prends-le. Cela signifie être prêt, surtout avec un Leica; il n’y a pas d’autofocus sur lequel compter. Photographier avec un Leica M, c’est comme chasser avec un arc et des flèches, c’est beaucoup plus difficile mais aussi bien plus satisfaisant lorsque l’on réussit.
Avant d’entrer dans « l’arène », je m’assure d’avoir la bonne vitesse d’obturation rapide (1/500s), la bonne ouverture en fonction de l’objectif choisi (f/8), et le reste, c’est le travail de l’appareil, c’est-à-dire l’ISO, que je laisse en automatique.
Ici, j’ai décidé d’apporter seulement le 50mm f/1.4, ce qui rend la tâche particulièrement difficile pour moi, puisque sa profondeur de champ est moins indulgente qu’un objectif grand-angle comme mon 35mm ou mon 21mm. Dans le cas d’un 50mm, il faut décider de la distance à respecter, à quelle proximité des gens je serai pour être le plus rapide possible. Par exemple, dans une rue ordinaire, je fais la mise au point à 5 mètres, car les gens ne sont pas nécessairement proches de moi, mais dans une situation de festival où les gens sont nombreux et très rapprochés, mon instinct me dit de faire la mise au point à 3 mètres. J’essaie aussi d’estimer la distance entre le sujet et moi – une tâche difficile qui se développe avec beaucoup de pratique – ce qui exige de décider rapidement quel sera votre sujet et comment l’aborder en quelques secondes. Mais il faut aussi oublier la perfection. Rarement quelque chose est parfaitement net ou parfaitement exposé. Le moment est plus important que l’aspect technique de la photo. Ma première question après avoir pris la photo est toujours : est-ce que j’ai saisi le moment? Et non pas si elle est techniquement parfaite. Tout cela demande concentration, instinct, observation et la capacité de se pardonner quand tout n’est pas parfait.
📷 Leica M10, 50mm f1.5 voightlander nokton
ISO400 | f/8 | 1/500sec. | ev 0
After/Apres
Original