The workflow
“Colour is descriptive, black and white is interpretive”. - Elliot Erwitt
For the last few months during those hard -20°C days of winter, I’ve been looking at my old work from the 90’s mostly: black and white negatives and colour slides, mostly Kodachromes.
A few things dawned on me: 1. I was a terrible photographer, who didn’t think much, very instinctive but serious about light or composition? I was not. Secondly, I did a lot more photography in colour, most likely because it was simpler aesthetically and easier: all I had to do once the roll was finished was put it in an envelope and ship it to a Kodak lab. In a week, they would send back a yellow box filled with cardboard slides, and all I needed was a light table and a loupe. Meanwhile, I had to process myself the black and white film with all the equipment and chemicals necessary, and then, you needed a darkroom to make contact sheets and then, enlarge it. It was quite a process, and that demanded time and space. Having an 8 to 6 job and a small apartment got in the way. The result is that I have boxes and boxes of slides but only one binder of sleeves of b&w negatives.
My third realization is that now, as I think I am a better photographer than in the 90’s, I shoot mostly for black and white. Colour is secondary in my eyes. And of course, digital makes it possible and easy for me to choose either.
Yet the way I look at my two options hasn’t changed. Black and white still carry that abstract, timeless quality. (And I’m better at the processing part than in colour.)
Frankly, I don’t remember why I would choose one or the other back then. Like the pictures here, maybe it was the combination of colours or the absence of it. Or I was in a hurry and there were 10 shots left in one while the other camera had just 3 left and there was no time to reload. Or it was just what I had in the house. It was what it was. In 1993, when I visited Oaxaca, Mexico, I went with two Leicas (M4p and a M3 loaded with either TriX or Kodachrome). Often times, the choice was more about the lens on said camera rather than the film. So you see, it was all very coincidental.
I appreciate our modern times of photography giving us the option of choice, but still, part of me misses the simpler times when there was no choice. Choices can be paralyzing. //
« La couleur est descriptive, le noir et blanc est interprétatif. » – Elliot Erwitt
Depuis quelques mois, pendant ces rudes journées d’hiver à –20 °C, j’ai surtout regardé mes vieilles photos des années 90 : des négatifs en noir et blanc et des diapositives en couleur, principalement des Kodachromes.
Quelques constats me sont apparus : 1. J’étais horrible comme photographe, qui ne réfléchissait pas beaucoup, très instinctive qui ne pensait pas trop à la lumière ou la composition ? Peut-être aussi ça explique mon deuxième point: 2. Je faisais beaucoup plus de photos en couleur, très probablement parce que c’était plus simple, au niveau esthétique mais aussi au niveau pratique, tout ce que j’avais à faire une fois la pellicule terminée, c’était de la mettre dans une enveloppe et de l’envoyer à un laboratoire Kodak. Une semaine plus tard, ils renvoyaient une boîte jaune remplie de diapositives, et tout ce dont j’avais besoin était une table lumineuse et une loupe. Pendant ce temps du coté noir et blanc, je devais développer moi-même la pellicule avec tout l’équipement et les produits chimiques nécessaires, puis il fallait une chambre noire pour faire des planches-contact et ensuite agrandir les images. C’était tout un processus, qui demandait du temps et de l’espace. Avec un emploi de 8 h à 18 h et un petit appartement, ce n’était pas évident. Résultat : j’ai des boîtes et des boîtes de diapositives, mais seulement un classeur de pochettes de négatifs noir et blanc.
Ma troisième réalisation est que maintenant, alors que je pense être une meilleure photographe que dans les années 90, je photographie surtout pour le noir et blanc. La couleur est secondaire à mes yeux. Et bien sûr, le numérique me permet de choisir l’un ou l’autre facilement.
Pourtant, ma perception de ces deux options n’a pas changé. Le noir et blanc porte toujours cette qualité abstraite et intemporelle. (Et je suis meilleure sur l’ordinateur en monochrome qu’en couleur.)
Franchement, je ne me souviens pas pourquoi je choisissais l’une ou l’autre à l’époque. Comme pour les images ici, peut-être à cause de la combinaison de couleurs ou de son absence. Ou j’étais pressée et il restait 10 photos dans une caméra tandis que l’autre appareil n’en avait que 3 poses et je n’avais pas le temps de le recharger. Ou c’était simplement le seul film que j’avais à la maison. Qui sait ? C’était comme ça. En 1993, quand j’ai visité Oaxaca, au Mexique, j’y suis allée avec deux Leica (un M4p et un M3, chargés soit avec du TriX, soit avec du Kodachrome). Souvent, le choix dépendait davantage de l’objectif monté sur l’appareil que de la pellicule. Vous voyez donc, c’était très coïncidental.
May 1993: Leica M3. TriX400
May 1993: Leica M4P, Kodachrome 200