The workflow
I come by this scenery almost every day in the summer: the entrance of a construction site. And every time I think I’d like to find a way to photograph it. What attracts me to it are probably the orange and the yellow, which serve as anchors in the picture. I’ve been looking at a lot of colour pictures lately. William Eggleston comes to mind when I would see this picture in my mind‘s eye. It is such a quiet scenery, but also it has points of focus, which are the yellow and the orange.
I’m not very good at colour photography. I have a tendency to make it too saturated, too bright. From time to time, I go out with a roll of film, always negative C41 film which lives a lot less in the extremes, less saturation, less contrast. I feel the need to reproduce it with digital processing. Am I succeeding here? I don’t know. My instinct tells me to crank it up after years and years of saturation-heavy processing. But my taste changes and looking at my older digital pictures I feel like I need to moderate. Less contrast. One has to break with the idea that just because you have a lot of buttons to play with doesn’t mean you have to play with all of them. Maturing? Possible.
Yet it feels like something is missing here. I should be closer? Too vague a subject? It feels like there’s no point of view too much foreground maybe? //
Je passe devant ce paysage presque tous les jours cette été : l’entrée d’un chantier de construction. Et chaque fois, je me dis que j’aimerais trouver une façon de le photographier. Ce qui m’attire probablement, ce sont l’orange et le jaune, qui servent d’ancres dans l’image. J’ai regardé beaucoup de photos en couleur dernièrement. William Eggleston me vient à l’esprit quand j’imaginais. C’est un paysage tellement calme, mais il a aussi des points de focalisation : le jaune et l’orange.
Je ne suis pas très douée pour la photo couleur. J’ai tendance à la rendre trop saturée, trop lumineuse. De temps en temps, je sors avec une pellicule, toujours du négatif C41 qui vit beaucoup moins dans les extrêmes, moins de saturation, moins de contraste. Je ressens le besoin de le reproduire avec un traitement numérique. Est-ce que j’y arrive ici? Je ne sais pas. Mon instinct me dit de tout amplifier après des années et des années de traitement très saturé. Mais mes goûts changent, et en regardant mes anciennes photos numériques, je sens que je dois modérer. Moins de contraste. Il faut en finir avec l’idée que juste parce qu’on a beaucoup de boutons à manipuler, il faut tous les utiliser. Maturité? Peut-être.
Pourtant, j’ai l’impression qu’il manque quelque chose ici. Devrais-je être plus près? Sujet trop vague? J’ai l’impression qu’il n’y a pas de point de vue… trop de premier plan peut-être?
ISO1000 | 1/500sec. | f/8.0 | e.v. 0
📷 Leica m10, 35mm summicron
After/Apres